Suivi du temps
La valorisation du bénévolat permet de donner une bonne mesure du travail fait par les bénévoles au bénéfice de l’association, mais aussi de bien prouver le caractère non lucratif de la gestion de l’association. C’est également un outil de valorisation des bénévoles : de leur montrer que le temps qu'ils investissent a une véritable valeur.
Depuis 2020 la comptabilisation des contributions volontaires en nature est obligatoire, mais seulement si l'association remplit ces deux conditions :
- la nature et l’importance des contributions volontaires en nature sont des éléments essentiels à la compréhension de l’activité de l’entité ;
- l’entité est en mesure de recenser et de valoriser les contributions volontaires en nature.
Et cela qu’il s’agisse de bénévolat, de dons en nature ou de services assurés gratuitement (prêt de local à titre gracieux).
Considérations éthiques
Le Haut Conseil à la Vie Associative rappelle que la valorisation du bénévolat peut être un outil intéressant pour rendre visible l’apport des associations, notamment vis-à-vis des financeurs, mais fait valoir les risques que font courir une telle pratique :
Cette démarche, si elle n’est pas maîtrisée, peut risquer de dénaturer l’esprit du bénévolat. Toutes les dimensions de l’engagement bénévole, gratuit, ne peuvent être traduites en équivalent financier. C’est pourquoi, certains acteurs associatifs expriment à raison la crainte que sa valorisation comptable ne conduise à une vision trop économique du bénévolat, au détriment de sa dimension désintéressée et citoyenne.
En banalisant le caractère désintéressé du bénévolat et en le rapprochant d’une logique marchande, sa perception comme acte de solidarité et de générosité pourrait être dénaturée, d’autant que les instruments de mesure couramment utilisés proviennent d’un univers marchand ou professionnel (taux horaire, coût d’une prestation équivalente…).
Le HCVA insiste donc sur une approche prudente et adaptée aux réalités de terrain et formule les principales préconisations suivantes :
- Rester sur une démarche volontaire (pas d’obligation généralisée)
- Ne valoriser que si cela a un objectif clair et une utilité réelle
- Ne pas se limiter au financier, intégrer des approches qualitatives et de mesure d’impact
- Laisser aux structures le choix des méthodes et du niveau de valorisation
- Éviter les logiques trop proches du salariat (taux horaires…)
- Mieux prendre en compte cette valorisation par les financeurs
Mis à jour le lundi 17 août 2026